Pour pallier l’éloignement des commerces alimentaires dans certaines zones rurales, Banquiz déploie un modèle d’épicerie itinérante de produits surgelés, avec des camions-magasins qui livrent directement les particuliers lors de tournées régulières. Aujourd’hui l’enseigne s’est structurée pour poursuivre son développement avec un réseau de franchisés.

Pour pallier l’éloignement des commerces alimentaires dans certaines zones rurales, Banquiz déploie un modèle d’épicerie itinérante de produits surgelés, avec des camions-magasins qui livrent directement les particuliers lors de tournées régulières. Aujourd’hui l’enseigne s’est structurée pour poursuivre son développement avec un réseau de franchisés.
Au volant de son camion frigorifique estampillé Banquiz, Philippe Gazagnadou, sillonne les routes de l'Aveyron. Souvent il parcourt des kilomètres sans jamais apercevoir un magasin ou une grande surface. Car le principe de son camion est de livrer des produits surgelés et de l'épicerie dans des villages éloignés des grands bourgs.
"C'est des tournées aux alentours des 35 clients de moyenne pour environ entre 150 et 200 km par jour. On a récupéré aussi une clientèle un petit peu plus jeune et on a aussi une clientèle assez familiale, souvent on sert deux voire trois générations de la même famille", précise-t-il.
À Canet-de-Salars (Aveyron), une fois par mois, la tournée de Philippe fait escale chez Annie. Alors, Monique, sa voisine, en profite pour passer sa commande. "Il y a des légumes qu'on ne trouve pas à la pente salade ou dans les grands magasins. Et puis il y a la quantité aussi. Et le poisson, surtout le poisson !", souligne Monique l'une des 21 000 clientes. Un commerce de proximité d'un autre genre quand les magasins ont fermé et que les marchés de plein vent ne se tiennent plus.
L'épicerie ambulante compte 55 collaborateurs et 35 camions. L'objectif affiché est de lutter "contre les déserts alimentaires". Sur le site internet de l'entreprise on peut lire :"plus de 11 millions de Français vivent aujourd’hui dans ce que l’on appelle un désert alimentaire, c’est-à-dire à plus de 20 km aller-retour d’un commerce de proximité. Banquiz s’engage à faire reculer cette fracture".
Mais cette épicerie mobile ne souhaite pas concurrencer les petits commerçants locaux des zones rurales. "Le boucher, le boulanger, le primeur, le petit marchand de fromage qui vient une fois par semaine sur un marché de plein vent, ce sont justement des gens qu'on essaye de soutenir. Nous, on amène des produits type poisson, glace, entrée, des desserts et puis des produits qu'on appelle contre saisonniers. Quand on est dans le surgelé, on vend des petits pois en plein hiver", explique Jérôme Fourest le président de l'épicerie rurale itinérante qui joue la carte de la proximité, de l'humain et du contact.
Dans la gamme de produits proposée, 95 % sont des plats cuisinés. Tous sont fabriqués dans les ateliers du conserveur aveyronnais à Espalion, le Manoir d'Alexandre avec des viandes produites en Aveyron.
"C'est fait maison ! La lasagne, c'est fait à la main, les farçous pareil ! Il y a un vrai coup de main en fait, comme au restaurant, c'est ce que je viens rechercher ici, le goût, le savoir-faire ! ", tient à expliquer Yoann Wojnarowicz, directeur chargé de l'offre et du développement commercial de la société Banquiz.
Un partenariat gagnant-gagnant qui permet de diffuser les produits du terroir au-delà du territoire aveyronnais.
"On fait de la recherche et développement, nous mettons au point des produits pour eux, à leur cahier de charge, des plats cuisinés un peu de chez nous, typiques, choux farcis, farçous, des produits locaux. Donc pour moi c'est une très bonne vitrine", admet Laurent Semenzin, Directeur du Manoir Alexandre.
Crée en 2004, Banquiz est déjà présent sur 8 départements de l'Allier à l'Aveyron. L'entreprise aveyronnaise prévoit de se développer vers la Nouvelle Aquitaine avec un nouveau réseau de franchisés.
(Écrit à partir du reportage de L.Tazelmati et C.Belard)